Frénésie

Un rush d’adrénaline, une tension dans la poitrine, des onglets ouverts dans tous les sens. C’est la frénésie.

J’ai envie d’écrire mille histoires à la fois. J’ai le cerveau en ébullition littéraire, j’ai les doigts qui frétillent, qui tapotent, qui grappillent et l’ordi ouvert sur les genoux qui m’appelle.

J’ai des dizaines de brouillons ici et ailleurs, des cahiers vierges dont les lignes dansent d’avance pour les mots que je n’y ai pas encore gribouillé et des fiches bristol avec des bribes d’idées qui s’entassent dans ma boîte et n’attendent que d’être révélées.

J’ai la frénésie de l’écriture, ce sentiment d’excitation, cette urgence de poser les mots partout tout le temps, l’envie, le désir, le besoin, c’est prenant, c’est grisant.

Je ne sais par où commencer alors j’écris deux textes à la fois, je jongle de l’un à l’autre et j’en commence un troisième parce que j’ai une nouvelle idée et que des brouillons, j’en ai déjà trop ajouté. Je ne sais pas quand je vais pouvoir avancer sur tout ce petit monde, mais j’ai envie de les voir tous naître, de les voir tous être lus, de les voir tous briller dans tes yeux, dans les yeux du monde, dans les cœurs de gens que je ne connais pas encore.

Je viens à peine de terminer de réviser mon second long-format et je me sens tellement libérée d’un poids que j’ai envie de hurler au monde le plaisir que ça me procure, la fierté, la joie, le bonheur que c’est de devoir écrire et relire et réécrire et de me dire que ça, c’est mon métier, c’est mon travail, c’est mon activité non-salariée, un jour dans le futur rémunérée, c’est ce que je fais pour vivre, c’est moi toute entière, c’est les mots, c’est ma vie, c’est extraordinaire.

C’est la frénésie, le phénomène du nouveau carnet, l’excitation de la page blanche éternelle, celle qui ne fait pas peur mais qui ouvre la porte tous les jours à de nouvelles possibilités, celle que j’ai envie de remplir encore et encore, de noircir, de recouvrir de mots de phrases et d’histoires que je n’ai même pas encore envisagées mais qui ne tarderont pas à arriver, une fois que je suis lancée de toute façon je ne peux plus m’arrêter.


Photo de Suzy Hazelwood provenant de Pexels.

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