Michael Jackson – Dangerous (1991)

Tous les jeudis, je raconte les albums et les artistes qui ont marqué mon existence et surtout mon adolescence. Du lourd, du dossier, du bon mais aussi du mauvais. Bienvenue dans mes Throwback Thursdays !

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Ok. En terme du culte, d’incontournable, d’inimitable, d’inégalé, Michael Jackson était, est et restera le numéro 1, le Roi de la Pop. Point.

#TeamMJ

Michael Jackson occupe une place bien particulière dans mon cœur. C’est mon premier véritable amour musical. Le premier artiste à qui j’ai voué un véritable culte et dont chaque chanson, encore aujourd’hui, même celles qu’on nous passe et repasse à la radio 1000 fois par jour, provoque une émotion bien particulière en moi.

Je suis tombée amoureuse de Michael Jackson très jeune. Je devais avoir 5 ou 6 ans quand mon frangin m’a refilé une vieille cassette audio du Greatest Hits des Jackson 5 que j’ai usé jusqu’à la corde. J’y découvrait le groove funky de cette troupe de frangins : ABC, I’ll be there (avec Diana Ross), I want you back… et restais sous le charme de ce gamin de mon âge, ou presque au moment où les morceaux étaient enregistrés, qui avait une voix magique.

Et attention à celui qui essayait de dire du mal de Michael devant moi ! Je devenais une hyène ! Pas moyen de le critiquer, c’était le meilleur, le plus beau, le plus grand. Et une partie de moi le pense encore très sincèrement aujourd’hui. Rentrez chez vos mères les Justin, les Gaga, les Bruno Mars et autres pales imitations. Michael est le roi, vous n’êtes que de vagues ersatz.

De l’époque des Jackson 5 à HIStory, j’ai tout (ou presque) écouté et tout (ou presque) aimé de Michael Jackson. Et en 1991, alors que je n’ai que 7 ans, Dangerous sort dans les backs et devient instantanément mon album de chevet (succédant à Bad que mon frère m’avait enregistré sur cassette vierge et que je chérissais comme la prunelle de mes yeux. Je te dis pas le drame le jour où mon lecteur a mangé la bande – les anciens savent).

Le diamant sur la couronne

Dangerous étant un condensé de hits, la quintessence de ce que Michael Jackson pouvait apporter de mieux à la musique et aux années 90, cet album est un succès populaire mondial immédiat, une véritable explosion de pop, de rock, de soul, de funk, de disco, bref du GRAND Michael.

Porté par des singles devenus des classiques et des clips réalisés par les plus grand réalisateurs de l’époque en faisant de véritables courts-métrages, Dangerous s’est classé au sommet du Billboard 200 la première semaine de sa sortie, a été sacré 7 fois disque de platine et s’est vendu, au total, à 32 millions d’exemplaires. REP A SA TOUS LES ARTISTES POP DU MONDE !

Juste énorme

Tout est énorme lorsque l’on parle de Dangerous. Les morceaux tous plus léchés les uns que les autres, les guests (Slash et ses solos de grattes sur Give in to Me, Naomi Campbell dans le clip d’In The Closet et la tripoté de stars hollywoodiennes dans celui de Remember The Time, qui n’est pas sans rappeler le clip de Liberian Girl dans lequel Michael avait déjà fait intervenir le tout Hollywood des années 80), le nombre d’albums vendus, la tournée… C’est la grande époque de Michael Jackson au top de ses excentricités, les gants pailletés et le chapeau, le moonwalk et le « woo » la main sur le sexe, Neverland, les fans hystériques qui s’évanouissent dans les concerts…

Dangerous est un énorme succès salué par la critique, par les fans, par le grand public, et surtout par moi, Leeloo, 7 ans.

Danse avec les étoiles

J’ai passé littéralement des heures à écouter Dangerous, en cassette d’abord puis en CD. J’ai vibré sur les chœurs gospel de Will You Be There (la BO de Sauvez Willy, double ration de culte 90’s dans ta face), j’ai beuglé Heal The World à tue-tête, morceau faith-hope-humanity comme seul Michael savait les faire, j’ai levé mon petit poing de gamine de l’époque « Touche pas à mon pote » avec Black or White en fond sonore et je pense sincèrement avoir eu mes premiers émois sensuels sur Remember The Time.

Contrairement à Bad qui sonne très 80’s dans ses instrus, cet album est intemporel et peut s’écouter aujourd’hui sans trop te foutre un gros coup de kitsch dans la tronche.

Oui, sans aucune exagération, je déclare que Dangerous est un chef-d’œuvre.

17 titres de pur bonheur, d’émotions en pagailles, d’amour envoyé directement par Michael à l’humanité, mais aussi de coups de gueule (certains morceaux évoquent les troubles personnels de Michael de manière inédite), précurseurs de ceux d’HIStory (They don’t care about us, Scream en duo avec Janet, Tabloid Junkie…)

Dans les années 90, Michael Jackson était LA référence. Ses moindres faits et gestes déclenchaient des émeutes et dès qu’il sortait un nouveau single le succès était garanti. Mais ce n’était pas seulement du à l’époque et au fonctionnement du marché de la musique pré-internet, ce mec était un véritable génie de la musique et de la danse.

Quand j’écoute Dangerous aujourd’hui, je monte dans un T.A.R.D.I.S. fait de notes de musique et me retrouve au début des années 1990, dans le HLM où j’ai grandit. Je suis dans ma chambre et je danse. Je suis devant la télé au moment des clips (on n’avait pas de chaines de clips à l’époque, mes enfants #vieilleconne) et je danse. Je suis dans la cour de récré et je danse. Je suis chez ma meilleure copine et on danse.

La musique de Michael Jackson est, pour moi, indissociable de la danse. Tu demanderas à tous les gens de mon âge qui ont pris des cours de modern jazz dans ces années-là (comme moi vers 7-8 ans) : pourquoi vous vouliez faire de la danse ? Je pense que plus de la moitié te diront que c’était à cause de Michael Jackson. On rêvait tous d’apprendre la choré de Thriller.

Bon, on n’y arrivait pas, mais on a essayé !

Gone too soon

Je ne t’apprends certainement pas grand chose en te disant que Michael Jackson a eu un impact plus qu’énorme sur le monde de la musique. A un niveau plus personnel, il constitue les fondations de ma culture musicale. Une culture faite de métissage, d’éclectisme, de pop, de rock, de rap et de disco, de rythmes et de basse marquée.

Alors que je t’écris ce post, je réalise que je suis restée bien trop longtemps sans écouter d’album de Michael Jackson (j’en suis à ma deuxième écoute d’affilé de Dangerous) et que ça me fait beaucoup de bien de me replonger dans cet album-madeleine de Proust.

Sa voix me fera toujours ressentir de la bienveillance, de l’énergie et de la fougue. Ses clips me feront toujours rêver, tant par leur scénario que par leur réalisation et leur extravagance. Et de n’avoir jamais pu assister à un concert de Michael Jackson restera un des grands loupés de ma vie.

Quand il est décédé, en 2009, j’étais en voiture, je rentrais d’un week-end à Lyon avec mes copines d’IUT. L’une d’elle m’a appelé sur mon portable pour m’apprendre la nouvelle. C’est le premier artiste dont j’ai pleuré la mort.

Heureusement que la musique, elle, ne meurt jamais.

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Auteur : Leeloo Rocks

Woman, France, writer, blogger, geeky mother, former roller derby player, community manager and communication worker, rock music lover, artists interviewer... and many more things that rhyme with -er !

3 réflexions sur « Michael Jackson – Dangerous (1991) »

  1. C’est bien les lunettes roses. Moi aussi j’en ai quand j’écoute des vieux trucs de mon époque de vieux. Oui, parce que quand j’ai lu que t’avais 7 ans quand cet album est sorti, je m’en suis pris un sacré coup, de vieux…

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