Mens sana in corpore sano

Après avoir passé une année 2015 passable et une première partie de 2016 particulièrement merdique, je me suis retrouvée face à deux options :

  • sombrer dans la dépression et le cynisme pour toujours et me balader avec un nuage noir au dessus de la tête jusqu’à ma mort,
  • me reprendre en main et essayer de transformer mes expériences négatives en quelque chose de positif.

Bien que la dépression et cynisme fussent très tentants, j’ai choisi l’option n°2.

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Ça a commencé en juin dernier, je dirai. Après le décès de sa maman, Cher&Tendre et moi avons eu besoin de nous accorder une pause, loin de notre vie, de notre quotidien, de toute la tristesse qui nous entourait depuis des mois. On a eu besoin de se reposer. De s’éloigner. D’oublier.

Quand je parle de pause, je ne parle pas dans notre relation, au contraire, le but était de nous retrouver tous les deux, seuls, sans taf, sans mioche, limite tous nus sur une île déserte.

La misère serait-elle moins pénible au soleil ?

En guise d’île déserte, Cher&Tendre a choisi la Grèce, en revanche on a quand même gardé les maillots. On y a passé une semaine qui nous a fait l’effet de un mois. On a dormi, mangé, glandé, bu, rencontré des gens trop cools, visité des ruines, pris le soleil, dormi encore…

Cette petite semaine loin de la vie normale a été tellement géniale qu’on s’est dit que ça deviendrait une tradition, que yolo osef, chaque année, en juin, on se cassera une semaine tous les deux au soleil et fuck le reste !

Cette petite semaine m’a aussi bien reboosté psychologiquement

Elle m’a fait me dire que l’état dans lequel je me trouvais pendant ces vacances – sereine, émerveillé, détendue – devrait être l’état dans lequel je me trouve tout le temps. Et qu’il n’y avait pas de raison que je me laisse dévorer par la tristesse, l’angoisse et le stress pour le restant de mes jours. Que je ne devais pas faire une croix sur ma joie de vivre sous prétexte que c’était comme ça, qu’on vit dans un monde de merde et qu’on va tous crever.

A notre retour, j’ai eu envie de me concentrer sur le positif qui m’entourait au quotidien et que je ne remarquais plus. Ça fait un peu cul-cul Amélie Poulain mon histoire, mais globalement, c’était le projet. Les petites choses, les bonheurs simples, toutes ces conneries fleurs bleues. J’ai eu envie de voir si ça marchait.

Je me suis donc reposée sur l’intelligence des algorithmes des réseaux sociaux et ai commencé à suivre des pages et des comptes qui m’inspiraient, des gens qui partageaient des messages positifs, des belles histoires, de la motivation, de l’acceptation, de l’amour, de la tolérance. Et la technologie étant – parfois – bien faite, j’en ai découvert de plus en plus. Et ça m’a fait du bien.

Du coup, j’ai eu envie de continuer dans cette voie. De passer à l’action. De changer en profondeur. De me prendre en main aussi bien physiquement que psychologiquement.

Et j’ai commencé par le physique.

Il va y avoir du sport

Tu le sais, mon rapport à mon corps n’est pas toujours harmonieux. J’ai passé 3/4 de mon existence à me détester, à être en lutte permanente contre moi-même au lieu d’apprendre à m’aimer et prendre soin de moi.

Même si, au final je m’en foutais d’avoir pris du poids  – après des années à tester tous les régimes de la terre et à faire le yoyo et à toujours me sentir mal, j’ai eu comme une épiphanie et j’ai décidé d’apprendre à m’aimer telle que je suis, merci le courant body positive, auquel tu devrais t’intéresser d’ailleurs – j’étais dans une phase plutôt paradoxale entre acceptation de mon physique parfait dans ses imperfections et ras-le-bol lié à ma prise de poids post-arrêt de clope et aux douleurs dans le dos que cela provoquait de plus en plus régulièrement (douleurs dues à mes meilleures amies les hernies certes mais aussi, je pense, à une somatisation du stress et de la tristesse que je portais depuis des mois).

Et puis, avec les épreuves des derniers mois, j’avais retrouvé mon bon vieux réflexe : chercher du réconfort dans la bouffe.

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Le truc, c’est que j’adore la bouffe. Genre, J’ADORE la bouffe. Mais, comme beaucoup de monde, j’ai tendance à me tourner vers la bouffe à la con, dans ces moments-là, à chercher le bonheur dans un bon gros burger ! Ce n’était pas spécialement problématique quand je faisais du derby deux à trois fois par semaine mais en passant de 3 heures de sport par semaine à rien, ça change la donne.

Et plus je prenais de poids plus mon dos me faisais souffrir. J’ai d’ailleurs passé ma semaine de vacances à ne pas dire à Cher&Tendre que je souffrais ma race. J’ai attendue d’être rentrée pour aller voir le médecin et lui dire, pour la énième fois, « Bah je viens parce que j’ai mal au dos…encore », et obtenir une énième ordonnance de cortisone.

Mais j’en ai eu marre de ce cercle vicieux. Marre d’avoir mal tout le temps. Alors, oui, je savais quoi faire pour arranger les choses, c’était simple comme bonjour : manger sain et faire de l’exercice ! Ouais, fastoche, fastilinoche. Mais quand t’es flemmarde cinquième dan comme moi, ce dont tu as besoin en tout premier lieu c’est d’un bon coup de pied au cul.

Et un bon secouage de cerveau aussi.

Coach me if you can

Il y a quelques mois encore, je déprimais à l’idée d’avoir du arrêter le roller derby – le seul et unique sport qui m’ait jamais motivé de toute la vie de l’existence de l’univers – et puis je me suis rendue compte qu’en fait, faire de l’exercice, quel qu’il soit, pour améliorer ma condition physique et prendre soin de moi, même si c’est pas du derby, c’était mieux pour moi que de ne rien faire du tout !

Il y avait dans mes internets, depuis des années, une nana qui me vendait du rêve. Elle était là, répandant sa joie de vivre, sa détermination, sa volonté mais je ne la voyais pas. Je l’avais en contact sur Facebook pourtant et il ne m’était jamais venu à l’esprit qu’elle pouvait être la clé.

Ce n’est que début juillet dernier que j’ai eu le courage de lui envoyer un message, en lui demandant simplement de m’aider (merci Amanda Palmer de m’avoir inspiré sur ce coup là).

Cette personne s’appelle Kristen et elle est juste géniale. En plus d’avoir joué une derby girl féroce dans Bliss, elle est coach nutrition et fitness chez Herbalife et aide des dizaines de personnes à atteindre leurs objectifs. Et maintenant, c’est aussi ma coach !

Pourquoi une coach ? Honnêtement, je me connais et je sais que toute seule, je n’aurai pas tenu bien longtemps. Là, je lâche de l’argent, je suis engagée dans une relation avec un suivi et tout un groupe de soutien. Et si je me foire, j’ai quelqu’un qui m’aide à récupérer le train en marche.

Depuis juillet, j’ai recommencé à manger correctement, j’ai rejoins une communauté de gens qui m’apportent du soutien, et à qui j’en donne aussi et, je te le donne en mille, j’ai repris le sport ! (muscu/fitness et yoga)

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Le truc chouette avec cette coach, c’est qu’elle me fait aussi bien travailler sur mes habitudes alimentaires que sur mon mental. Elle me challenge aussi bien physiquement que mentalement et, rien que pour ça, je ne regrette pas un seul instant de m’être tournée vers elle !

Depuis qu’elle m’accompagne, j’ai pas mal changé mon état d’esprit et ma façon de voir les choses – au début sur la nutrition mais ça va maintenant au-delà et c’est assez fou d’ailleurs, comme un petit changement d’habitude peut avoir des effets bénéfiques insoupçonnés sur d’autres aspects de ta vie  (Le livre The Power of Habits de Charles Duhigg exprime ça beaucoup mieux que moi dans cette digression bordélique !) -, j’essaie d’être plus positive, plus ouverte, de sortir de ma zone de confort…et ça m’est vraiment bénéfique.

C’est grâce à elle, d’ailleurs, que j’ai connu Live Your Legend et commencé à réfléchir à ce que je pourrai faire pour améliorer ma vie professionnelle.

Ça fait du bien, pour une fois, d’être dans un cercle vertueux.

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Auteur : Leeloo Rocks

Woman, France, writer, blogger, geeky mother, former roller derby player, community manager and communication worker, rock music lover, artists interviewer... and many more things that rhyme with -er !

4 réflexions sur « Mens sana in corpore sano »

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