Linkin Park – Hybrid Theory

Tous les jeudis, je raconte les albums et les artistes qui ont marqué mon existence et surtout mon adolescence. Du lourd, du dossier, du bon mais aussi du mauvais. Bienvenue dans mes Throwback Thursdays !

Publicités
cover hybrid theory linkin park

Tous les jeudis, je raconte les albums et les artistes qui ont marqué mon existence et surtout mon adolescence. Du lourd, du dossier, du bon mais aussi du mauvais. Bienvenue dans mes Throwback Thursdays !

La Théorie Hybride

Le premier album de Linkin Park, Hybrid Theory a été mon disque de chevet pendant toute mon année de Terminale. Avec beaucoup d’autres, mais celui-ci était en permanence dans ma chaîne stéréo qui pouvait accueillir trois CD en même temps (à l’époque, c’était le must). Mon histoire avec LP a commencé avec le clip de One Step Closer.

Tous les mercredi soirs j’enregistrais Total Métal sur MCM, sur cassette vidéo (oui, je suis vieille, c’est bon !) et je me délectais de plusieurs heures de clips pendant le reste de la semaine. Et c’est au cours de cette émission que pour la première fois je vois ça.

Instantanément, je tombe sous le charme. Ce son purement « néo-métal » des années 2000, cette alternance de chant rappé/voix claire, cette énergie avec les petits cris de chatons du chanteur, ces riffs entraînants cette petite pointe électro, Linkin Park a tout ce qu’il faut pour entrer dans ma discographie adolescente.

Emotions en hyperlien

Encore aujourd’hui, 12 ans après sa sortie, j’ai beaucoup de mal à me concentrer pour écrire sur cet album. Je suis repartie en 2001. Je vis ma première vraie histoire d’amour, j’ai changé de lycée à la rentrée, je dois me faire de nouveaux potes, j’ai le bac à passer à la fin de l’année, on doit partir aux Etats-Unis en voyage scolaire mais l’effondrement des Deux Tours change les plans, je passe des heures et des heures avec ma meilleure amie à écouter cet album tout en parlant de nos mecs…j’ai 16 ans et demi.

Je suis heureuse et malheureuse, comprise et incomprise, rebelle et obéissante, je suis un paradoxe, je suis une ado.

Et là, maintenant, en 2014, je connais encore toutes les chansons par coeur et elles font resurgir en moi des tonnes de sentiments, ancrés par les notes en hyperlien au plus profond de mon âme.

Sing for the laughter, sing for the tears

C’est fou, cette capacité qu’a la musique à te balancer à la tronche des émotions que tu pensais avoir digéré depuis des années. Hybrid Theory fait partie des albums qui ont ce pouvoir sur moi. Et il y en a même certains que je n’ai pas pu écouter pendant plusieurs années à cause de ça. Un psy se ferait des couilles en or avec mes problèmes d’ado non-résolus !

Mais je suis grande maintenant, je n’ai plus peur de mes disques.

Ce que j’aimais aussi très fort avec Linkin Park, c’est que je pouvais chanter facilement sur tous les morceaux sans avoir à me niquer la voix à tenter de faire du grunt. Pas comme sur du Slipknot par exemple… Là, avec LP, je pouvais me la jouer starlette sans m’abîmer les cordes vocales ce qui me permettait de vivre encore plus la musique à fond. Car, au-delà du fait que les thèmes qu’ils abordaient me parlaient (perte d’estime de soi, envie de tout claquer, rage, colère…), je pouvais encore plus laisser sortir tout ça en chantant (mal très certainement) avec Chester et ses comparses. Je crois que c’est pour ça aussi qu’aujourd’hui encore, je connais les morceaux par coeur. C’était un peu mes mantras, mes prières, les mots que je me chantais pour avoir l’impression d’être plus forte.

(Coucou Avril Lavigne)

Je suis restée accrochée à cet album pendant un bon moment, au moins jusqu’à la sortie du second, Meteora, qui m’est complètement passé au dessus, sauf les singles qu’on a entendu en radio jusqu’à plus soif. Je crois que le fait que le groupe devienne « mainstream » m’avait déplu à l’époque, ça perdait en « rebel credibility ». Ce qui est très con puisque, alors que je suis en train de l’écouter, je me rends compte que ça m’aurait bien plu. #connasse

Je ne suis revenue que récemment vers Linkin Park, quand ils ont sorti A Thousand Sun, qui m’a paru assez éloigné de ce qu’ils faisaient au début et pour le coup, musicalement très intéressant. La sortie de Living Things est venu me confirmer que Linkin Park avait bien changé (même s’ils avaient déjà expérimenté avec Reanimation et plus tard avec cette collaboration qui me paraissait insensée avec Jay Z, Collision Course) et ça m’a bien plu.

A ce jour, je ne les ai toujours pas vu en concert et je me tâte grandement à aller les applaudir en baggy et pompes de skate à Bercy en novembre prochain. Tu viens avec moi ?

(C’est toi qui invite, par contre…)

Auteur : Leeloo Rocks

Woman, France, writer, blogger, geeky mother, former roller derby player, community manager and communication worker, rock music lover, artists interviewer... and many more things that rhyme with -er !

1 réflexion sur « Linkin Park – Hybrid Theory »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s